Charlesbourg est un secteur de bungalows et de jumelés bordé au nord par les champs et les boisés — et cette lisière décide de à peu près tout ce qui entre dans les maisons.
La lisière des champs et des boisés au nord du secteur pousse les populations vers les maisons chauffées dès les premières nuits froides.
Terrains matures, arbres de soixante ans, patios et cabanons en bois arrivés en fin de vie.
Soffites et évents de toiture des bungalows des années 1960-1985, souvent sans grillage d’origine.
Charlesbourg s’est développé du sud vers le nord, et sa bordure nord — Notre-Dame-des-Laurentides, le haut d’Orsainville — donne directement sur les champs, les boisés et le début du massif. Un quartier résidentiel adossé à un milieu naturel a une caractéristique que n’a pas un quartier entouré d’autres quartiers : il reçoit chaque automne une pression de rongeurs venue de l’extérieur, et pas seulement d’un immeuble voisin.
C’est la différence de fond avec un secteur comme Limoilou. À Limoilou, la souris circule d’un logement à l’autre à l’intérieur d’un même bâti. À Charlesbourg, elle vient du dehors, et la partie qui compte du travail se fait donc sur l’enveloppe du bâtiment.
La courbe est très régulière : quelques appels en août, une montée nette à partir de la mi-septembre, un sommet en octobre et en novembre. Une souris qui entre en octobre est installée pour l’hiver — et une portée arrive en trois semaines. C’est pour ça que la fin de l’été est le bon moment pour l’exclusion, pas le mois de janvier.
Une souris adulte passe par une ouverture de la taille d’une pièce de dix cents — environ 6 mm. Dans les bungalows et les jumelés construits entre 1960 et 1985 qui font l’essentiel du secteur, les mêmes points reviennent :
Le bas de la porte de garage, dont le coupe-bise en caoutchouc est comprimé ou fendu aux deux coins.
La jonction entre la dalle du garage et la maison, et le passage de la porte de service.
Les traversées de services : entrée d’eau, fil électrique, conduite de gaz, sortie de sécheuse. L’ouverture percée à l’installation est presque toujours plus grande que le tuyau.
Les fissures du solage, surtout aux coins et sous le seuil des fenêtres de sous-sol.
Les évents de soffite et de toiture sans grillage, pour tout ce qui monte plutôt que d’entrer par le bas.
Les margelles de fenêtre de sous-sol remplies de feuilles, qui offrent l’abri juste avant le point d’entrée.
Une souris traverse la mousse de polyuréthane en une nuit. Elle sert à couper l’air, pas les rongeurs. Il faut d’abord bourrer l’ouverture de laine d’acier inoxydable ou de treillis métallique, et seulement ensuite sceller par-dessus.
Aucun effet démontré sur une population établie. Les rongeurs s’habituent en quelques jours, et pendant ce temps la colonie grossit.
C’est l’erreur la plus commune. Sans exclusion, on retire des individus d’une population qui se réapprovisionne depuis l’extérieur : le traitement devient un abonnement au lieu d’une solution.
Le parc de Charlesbourg a maintenant l’âge où les terrasses, les cabanons et les solariums construits dans les années 1990 et 2000 arrivent en fin de vie. Un poteau de patio dont la base repose sur le sol, une marche dont le bois est resté humide sous la neige, un cabanon posé à même la terre : ce sont les endroits où les fourmis charpentières s’installent d’abord, et la maison vient ensuite.
La fourmi charpentière ne mange pas le bois — elle y creuse des galeries pour y loger sa colonie, et elle a besoin pour cela d’un bois déjà ramolli par l’humidité. Ce qui veut dire qu’un problème de fourmis charpentières est presque toujours, en dessous, un problème d’eau : gouttière qui déborde, solin défectueux, drainage qui ramène l’eau vers le solage, bois en contact avec le sol.
Corriger la source d’humidité règle une partie du problème de façon permanente, ce qui est rarement le cas avec les autres nuisibles. Un poteau de patio remonté sur une base de béton, une gouttière rallongée, du bois de chauffage déplacé à trois mètres de la maison : ce sont des gestes qui tiennent des années.
À la fin de l’été, avant la montée des appels. Les entrées de rongeurs commencent à la mi-septembre, atteignent un sommet en octobre et en novembre, et une souris entrée en octobre est installée pour l’hiver — une portée arrive en trois semaines. Comme le secteur borde les champs et les boisés au nord, la pression vient de l’extérieur : l’essentiel du travail se fait sur l’enveloppe du bâtiment, et il vaut mieux l’avoir fait avant les premières nuits froides.
Par une ouverture d’environ 6 mm, la taille d’une pièce de dix cents. Dans les bungalows et jumelés de 1960 à 1985 typiques de Charlesbourg, les points récurrents sont le bas de la porte de garage, la jonction entre la dalle du garage et la maison, les traversées de services (entrée d’eau, fil électrique, conduite de gaz, sortie de sécheuse), les fissures du solage aux coins et sous les fenêtres de sous-sol, et les évents de soffite sans grillage.
Non. Une souris traverse la mousse de polyuréthane en une nuit ; ce produit sert à couper l’air, pas les rongeurs. Il faut bourrer l’ouverture de laine d’acier inoxydable ou de treillis métallique, puis sceller par-dessus. Poser des appâts sans avoir d’abord fermé les entrées est l’erreur la plus commune : on retire des individus d’une population qui se réapprovisionne depuis l’extérieur.
Inspection, plan de traitement, suivi et recommandations pour éviter la récidive. Nous couvrons Trait-Carré, Notre-Dame-des-Laurentides, Orsainville, Saint-Rodrigue, Les Jésuites et les environs.
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